
Le Ganesh Himal c’est quoi, jamais entendu parler ?
C’est un massif situé à une cinquantaine de kilomètres (à vol d’oiseau), au nord ouest de katmandou. A l’est, la Trisuli Gandaki (aussi appelé Bhote Khosi), une des rares rivières qui traversent l’Himalaya, marque la limite avec le Langtang. A l’ouest c’est la Budhi Gandaki dans laquelle se jette la Shyar Khola qui le sépare du Sringi Himal et du Mansiri Himal (Manaslu).
La frontière avec le Tibet passe plus ou moins sur la crête la plus haute (celle des 8000’s) de ces massifs, ainsi certaines vallées et quelques uns de ses sommets se trouvent en territoire chinois, voire sur la frontière.
C’est un des massifs les plus proches de Katmandou, mais pourtant, assez peu fréquenté. Cela est (sans doute) dû au fait qu’il ne comporte pas de sommets célèbres ou de plus de 8000 m.
Les infrastructures destinées à l’accueil des éventuels voyageurs sont rares, voir absentes dans certains lieux. L’environnement naturel et culturel y suit une évolution différente, plus lente, que dans des lieux plus visités comme les Parcs du Sagarmatha et des Annapurnas. Les habitants du Ganesh Himal, pour la plupart des Tamangs, ont su conserver un mode de vie typique, adapté à leur milieu parfois rude.
La plupart des sentiers et villages se trouvent dans les « pré montagnes »(qui montent tout de même, disons le, à plus de 3500 m) couvertes de jungle, abritant une vie luxuriante (il reste probablement quelques pandas rouges, léopard des neiges...).
Il est aussi possible de monter plus haut explorer des lacs d’altitudes et des crêtes jusqu’à 5000 mètres. Et pour les plus aventureux, il est même possible de s’adonner aux joies de la haute montagne, en s’attaquant aux sommets du massif,ou encore de parcourir certaines vallées à VTT.
Avant d’aller plus loin : avez-vous lu le chapitre 1 et 2 ?
Permis, t’as ton TIMS ?
Il n’y a pas de permis à payer pour rentrer dans le Ganesh Himal. Cependant, si vous y accédez par la route de Dhunche et Syabru besi, vous passerez forcément par l’entrée du Langtang National Park et on vous demandera de payer l’accès à celui-ci qui est de 1000 roupies. Ce permis pourrait toutefois vous servir à prolonger votre escapade dans le Langtang ou le Gosaikund.
- Il est toutefois nécessaire de faire un TIMS (Guide de Trek au Népal Chapitre 1 : Généralités).
ACCES
Etant donné que le massif est grand (nous sommes dans l’Himalaya !) il serait absurde de penser que l’on y accède que par un seul chemin…De plus, ce type de raisonnement pousse les voyageurs à toujours emprunter la même voie. Les retombées négatives comme positives du tourisme (déchets, idéalisation abusive du modèle occidental au détriment des valeurs locales, développement, arrivée d’argent). Elles se concentrent dans certaines zones, alors que si elles étaient plus diffuses, elles pourraient mieux s’absorber et se répartir.
Nous proposons donc de décrire l’accès au Ganesh-Himal via plusieurs chemins, qui présentent chacun leur avantages et inconvénients…nous sommes conscient qu’il y en a beaucoup d’autres
La route de Syabru bensi
Le plus rapide pour se rendre dans le Ganesh Himal est sans doute en empruntant la « grande » route de katmandou. Celle-ci part du Nord-Ouest (Gare des bus de Balaju) de la ville, passe au col de Kakani (superbe panorama, des Annapurnas à au delà du Gosaithan), passe par Trisuli (où le macadam s’arrête), Betrawati, Kalikasthan, Dunche, Syabru-Bensi. De là elle remonte quelques centaines de mètres et passe un col.Elle se sépare en deux un peu plus loin : une piste redescend vers Tangmachet, une autre gravit un col à plus de 3600 mètres pour arriver à Somdang. Ce trajet est relativement court : 160 kilomètres, mais prend énormément de temps compte tenu de la distance. Le prix du bus pour Syabru est de160 roupies, il faut compter environ 9h de route.) Plusieurs départs (assez matinaux) sont assurés chaque jour depuis la gare des bus de Balaju. Bien se renseigner car les horaires changent souvent et certains bus font seulement le trajet jusqu’à Dunche or que d’autre vont jusqu’à Tangmachet.
On peut aussi préférer un peu plus de confort (c’est très relatif) à bord d’une petite camionnette, c’est un peu plus cher et ça s’arrête à Trisuli. De là on rattrape un bus. On est tout de même serrés. On peut également louer une jeep (6-8 personnes) pour environ 11000 roupies, ce qui réduit à 6 heures le trajet jusqu’à Syabru, mais cela secoue autant. Enfin, il est possible de le faire avec un vélo, si toutefois il est du type tout terrain, et si on s’est entraîné avant (la montée après Bétrawati : c’est l’enfer) compter au grand minimum 2 jours. La piste continue dans le Ganesh et il est possible d’allez chercher le col routier le plus haut du Népal.
Le fond de la Trisuli river
En prenant le bus pour Syabru, il est possible de s’arreter à Betrawati (petite ville qui se trouve à l’entré du district de Rasuwa). On remonte alors vers le Ganesh Himal en suivant le cours de la Trisuli River.
(Il est même possible de prendre un bus qui va a Pahire Besi à mi-chemin jusque Mailung Doban).
A Betrawati, juste après le pont, prendre à gauche sur un chemin qui redescend. Marcher rive gauche pendant environ trois kilomètres puis emprunter le pont pour passer rive droite. Suivre ensuite le sentier ou la route jusqu’à Mailun Dhoban. On passe alors à proximité de nombreux blocs d’escalade à ouvrir. Il est également possible d’observer des cascades d’une beauté époustouflante venant du sommet des falaises ! Ce chemin est assez difficile à la mousson.
(Le fond de la vallée abrite quelques membres de la rébellion Maoïstes, pas toujours très coopératifs, mais rien de grave...il y en a moins au delà de milles mètres d’altitude.)
A Mailun Dhoban, traverser la Mailun Khola puis remonter vers Gogane, puis Thulo Haku et Nessin. Ensuite, on peu redescendre vers Syabru Bensi dans le fond de la vallée (on aura évité au passage le check post du Parc National du Langtang situé sur la route de katmandou juste avant Dunche…). On peut aussi passer le col de Balbuto Banyan (environ 2600 m) pour arriver au dessus de Gatlang (3 heures depuis Haku). Ce trajet monte raide à partir de Mailun Dhoban, et est peut être dur pour un début de trek…. Pour les sportifs, pas de problèmes !
Vers Singla Danda
Depuis Mailun Dhoban, on peut également remonter vers la gauche en suivant la Mailun Khola pendant 1 ou 2 kilomètres. On peut alors remonter vers Karumaryan : C’est un sentier très sauvage parfois exposé (soyez prudents !). Ce coin de vallée est très isolé, on y respire un air sauvage.Les gens de cette localité ne sont vraiment pas habitués à voir passer du monde. Depuis ce village, on peut monter sur la crête de Singla dont certains points dépassent les 4000 mètres et offrent une vue prenante sur le Massif. De la crête après avoir passé un col, on peut redescendre vers un village du nom de Tipling ou rejoindre le Pansan Pass et descendre à Somdan. Attention ! Cet itinéraire est sauvage, il n’y a pas de villages, juste quelques cabanes en pierre dispersées. Il est donc indispensable d’engager un local si on ne veut pas se perdre, et trouver de l’eau régulièrement. Faites également attention au problèmes d’altitude.
Le problème principal est de trouver à manger après Karumaryan, prévoyez donc en abondance.
La Mailun Khola
On peut la remonter depuis Mailun Dhoban jusque Somdan. Le sentier est réputé pour être très dangereux même par les locaux, qui pourtant n’ont pas froid aux yeux ! Il faut compter 3 jours, et c’est déconseillé. Il n’y a aucun village tout du long.
Par les Lacs du Gosaikund
On peut monter à pied depuis Katmandou en passant par le trek de l’Helambu et le col du Laurebina à 4600m (itinéraire décrit dans les guides courants). On arrive alors aux lacs sacrés du Gosaikund d’où on peut rejoindre Syabru Bensi. Le trajet est déjà un sérieux trek en soi. A choisir, il vaut mieux utiliser cette voie pour repartir, la montée depuis Katmandou étant un peu raide. L’ensemble du chemin est parsemé de lodges et de tea shops, ce qui représente un bon confort. Il vous faudra payer les accès à l’Helambu et au parc du Langtang.
Les lacs du Gosaikund sont également accessibles depuis le village de Kalikasthan, en remontant la vallée arrivant de l’est. Dépasser tous les villages jusqu’au dernier Sundari. A ce moment remonter sur la crête (ca grimpe dur !) Ensuite, il faut ensuite la suivre vers le nord-est pour rejoindre les lacs. Compter 2 à 3 jours d’autonomie, sur un chemin sauvage et magnifique. Il y a quelques karkas et alpages qui devraient vous permettre de planter une tente, ce qui est indispensable. Il y a une section de 4-5 heures sans eau sur la crête, prévoyez large. Enfin, le chemin n’étant pas évident sur sa section habitée, il est préférable de prendre un guide pour ne pas se perdre (un qui connaisse le chemin, j’insiste).
Il faut mentionner l’existence à Jhyanglang, à une demi-heure de Kalikasthan, d’un club de jeunes (Le new horizon children’s club ), financé par des spectacles de danse à l’intention des touristes. Une vraie occasion de discuter le bout de gras avec des népalais, et d’apporter un peu d’argent dans cette région extrêmement pauvre. Il peut être utile de se renseigner à l’avance, ne serait ce que pour signaler son arrivée.
Accueil en fanfare garanti !!! Pour ce faire, joindre Kishan Devkota à katmandou : Kriss214@gmail.com ou au 98 41 42 56 13 ou encore Hari Devkota à Kalikasthan au 97 41 00 83 17.
Vallée de l’Ankhu Khola
Cette route propose un accès depuis le sud du massif. Elle se fait via des sentiers utilisés par les locaux, il ne faut donc pas hésiter à demander régulièrement son chemin. Il y a deux possibilités :
Depuis Trisuli, reprendre un bus jusqu’à Deurali, puis un camion jusque Kimtan. Un sentier suit le flanc gauche de la vallée en se maintenant à une altitude d’environ 1500 m (quelques bonnes descentes puis remontées tout de même, pour passer les rivières). Depuis Kimtan, rejoindre Satya Devi, puis Kalmran, Boran, et enfin Sertun (1900 m) et Tiplin (2200 m). Compter 3 ou 4 jours. Logement chez l’habitant ou en camping.
L’autre solution est de prendre le bus jusqu’à Dadhing, et ensuite de rallier Kahare Bazar. De là, suivre le fond de la vallée de l’Ankhu Khola, et monter sur les flancs raides à la verticalede Boran. On circule sur un itinéraire emprunté par les porteurs qui amènent du ravitaillement à Sertun et Tiplin. Ce très bel itinéraire commence très bas (Moins de 500 m à Kahare bazar, dénivelé en perspective) et donne donc l’occasion de traverser différents étages climatiques, et d’observer les changements de paysages qui en découlent : des maisons en chaume entourées de bananeraies de basse altitude, jusqu’aux maisons en pierre entourées de champs de patates à Tipling.Prévoyez au moins trois jours pour cette route. Par contre prendre un guide n’est pas nécessaire, le chemin étant très fréquenté par les locaux.
Depuis Gorkha
C’est l’accès par l’ouest dans le massif : Prendre un bus depuis Gorkha, et remonter vers le Nord en direction du trek du Manaslu. Bifurquer sur la gauche et passer un col à environ 2000 mêtres pour redescendre dans la vallée de l’Ankhu Khola et rejoindre Boran. C’est également depuis Gorkha, en remontant vers le Nord le long de la Shyar Khola, que l’on se rend dans la vallée de Tsum, au Nord du Ganesh Himal, en passant par le Parc du Manaslu…
- à ce sujet sur le site : Trek de Gorkha au Ganesh Himal
VILLAGES ET LIEUX DITS
Au sud du district de Rasuwa
- Betrawati est la première bourgade du district de Rasuwa que l’on rencontre lorsque l’on arrive par la route de Kathmandu. C’est là qu’il faut descendre du bus si l’on veut se rendre à Mailun Dhoban.
- Mailun Dhoban (931m) est le petit village situé à l’embranchement de deux rivières (c’est la signification du mot "dhoban"), la Trisuli et la Mailun Khola. C’est un passage obligé si l’on veut accéder au Ganesh Himal à pied, par la Trisuli. L’endroit n’est pas bien grand, il y a un ou deux magasins. Le village est le point d’arrivée d’une piste (en construction) provenant de Betrawati. Depuis ce lieu, on peut monter vers Gogane ou Karumaryan. Il existe également un chemin se rendant à Somdan, par la Mailun Khola, mais peu fréquenté et dangereux (compter 3 jours, si vous n’êtes pas mort en chemin).
- Karumaryan (1400m) est un village très isolé, à flanc de montagne. L’accès se fait depuis Mailun Dhoban via un chemin un peu scabreux. Il est peuplé majoritairement de Tamangs. C’est le point de départ vers Singla Danda.
- Kalikasthan est situé sur le trajet du bus qui relie Katmandou Syabru Bensi. C’est la première grosse agglomération qu’on trouve après Betrawati, sur la route en provenance de katmandou. La ville elle même présente peu d’intérêt. Auparavant, Il y avait un temple dédié à Kali mais il a, semblerait-il, été détruit, par les moïstes. Le village fourmille de magasins, et on peut trouver là-bas la plupart des fonctionnalités. Non loin de là, à Jhyarlangla, siège le NHCC, une association de jeunes népalais... De ce village, via un sentier difficile, il semble possible d’accéder au lacs du Gosaikund.
- Jhyarlangla petit village situé à une demi-heure de marche de kalikasthan. Une fois à kalikasthan il suffit de suivre une vielle piste qui mène à un « land-slide ». Très vite, il y a un sentier sur la gauche, le suivre. Il est très difficile de se tromper. Ce village possède la particularité d’être de population mixte (hindouistes et bouddhistes). L’architecture est typique des hindouistes (terre rouge) mais quelques kilomètres plus loin on trouve des villages tamangs ou les constructions en pierre sont beaucoup plus fréquentes. Belles promenades (facile, 3000 mètres maximum) sur la crête, superbes forêts, et même un site de blocs pour les amateurs (rien de référencé, il y a juste plein de rochers !). Il paraît qu’il s’agit également d’un excellent endroit pour observer la faune (les très chanceux pourront y voir le léopard des neiges ou le panda rouge, les moins chanceux y trouveront des ours...). La route du Gosaikund y passe, et donc fait de ce village un excellent site d’étape, un peu éloigné du béton-tôle de kalikasthan. Sur le même flanc, on trouvera de nombreux autres village (Jijibe,...).
Au Nord Est de Rasuwa
- Syabru Bensi (1400 m) la dernière bourgade digne de ce nom. Ce village correspond plus ou moins au dernier stop du bus venant de Katmandou. Elle est rempli de lodges et de militaires, mais on y trouve tout de même une vie qui est propre aux habitants de la région : plusieurs maisons traditionnelles, une école. Le village se démarque également par la présence d’un camp de réfugiés tibétains (la frontière est à quelques kilomètres au nord). On peut aller sur internet à l’école de l’autre côté de la rivière, c’est très lent. On peut aussi téléphoner en international (compter 100 roupies la minute). Syabru Bensi correspond également au point de départ du Trek de Langtang lequel est bien connu et de ce fait, plus touristique. Malgré ça, il reste un trek très agréable qui à l’avantage de mener facilement en altitude et rcihe en biodiversité.
- Dunche (2200 m), agglomération construite autour de la route en provenance de katmandou. Dunche manque d’intérêt comparé à la quantité d’hôtels qu’on y trouve. Le siège du TRPAP (section Rasuwa) est localisé dans ce village.
- Briddim sur le versant Langtang, plusieurs lodges "chez l’habitant" . Un camp de réfugié tibétain sur le dessus du village.
- Gatlang (2252m) un gros village de plus de 2000 habitants dont l’aspect est resté très traditionnel, malgré la proximité de Syabru Bensi et de la route. Les gens y sont tous ( ?) tamangs, les pouvoirs locaux fonctionnent toujours sur le modèle traditionnel. La pauvreté y est frappante, et l’hygiène parfois limite. Les choses commencent à changer depuis l’instauration du « Village Devellopment Comitee » et l’arrivée des projets du TRPAP. On y trouve un gros lodge "communautaire" (géré par le comité de développement), ainsi qu’un lodge privé. Malgré la propreté, le village vaut plus qu’un détour : les maisons, dans le pur style traditionnel, sont magnifiques, et on y célèbre régulièrement des pujas (Puja à Gatlang en 2006)et autres cérémonies (mariages, bénédiction de maisons). Une chouette occasion de partager un mode de vie ancestral, au milieu d’un village qui fonctionne de manière très proche de la terre.
- Parvati Kunda (2600m) est un petit hameau situé environ 350 mètres au-dessus de Gatlang. On y trouve un petit étang "sacré", couvert de drapeaux. Un lama y vit, il y a une gompa abritant quelques satues. Les treks organisés plantent leur tente dans la cour de l’ancienne maison du général (En ruine aujourd’hui, à la suite d’un incendie). En suivant la route vers le haut, la dernière maison du village affiche un style différent à deux étages : c’est une famille Gurung. C’est là que les gens du coin viennent faire leur raksi et le fromage à partir du lait de leurs bêtes. Vous y trouverez de quoi vous ravitailler si vous vous entendez bien avec la mère de la famille (ce qui n’est pas très difficile).
- Tangmachet (1726m) se trouve à coté de la centrale hydraulique. On y trouve pas mal de réfugiés tibétains. Possibilité de loger chez un couple de ces derniers. Accueil très familial (vous dormirez probablement dans la même chambre qu’eux).De nombreux tisserands travaillent dans le village : encore une occasion de voir à l’œuvre des techniques qui n’ont plus cours chez nous depuis plusieurs centaines d’années. Si vous êtes passés par Tiplin, vous admirerez le gap technologique entre les deux villages.
- Tatopani (2601m), village très renommé pour ses sources d’eau chaude considérées comme étant sacrées pour un bon nombre de touristes (locaux, hindouiste en pèlerinage par exemple). Il y a deux ou trois lodges, et l’ensemble est en évolution. Attendez-vous à en trouver plus lors de votre arrivée. Il est conseillé d’éviter les jours de pleine Lune ou les fêtes hindoues, car on y trouve de trop grosses concentrations de public. Cependant cela peut être intéressant si vous avez un intérêt pour la culture hindoue, toutefois relativement étrangère au Ganesh-Himal. On vous demandera de payer une taxe de séjour d’environ 100 roupies par tête de pipe. Cela servira à l’entretien des sources, elles en ont besoin avec le monde qui passe.
- On peut se baigner ! Il est conseillé cependant d’y aller la nuit, histoire de ne pas choquer en pleine journée (on ne sait jamais quelles sont les attitudes à avoir face au gens, surtout dans une source sacrée quand on se dénude à moitié). Attention au chutes de tension, l’eau peut être très chaude, et il fait froid dehors.
- Thuman, magnifique village qui se veut tibétain fleuri localisé sur le flanc Ouest de la Bhote kosi river. Plusieurs lodges de petite taille. Ne louper pas le temple et le détail au dessus de la porte.
- Gre, bled Tamang. Absolument aucune accomodation au delà de la possibilité d’être logé chez l’habitant. Le col pour y arriver depuis Gatlang offre de magnifiques vues sur la vallée de la Trisuli Khola, ainsi que l’occasion de sortir des sentiers battus pour aller explorer la crête. Soyez prudents toutefois, les sentiers utilisés par les bucherons du coin ont de quoi faire frémir.
- Nessin, bled Tamang. Même commentaire si ce n’est une conversion massive au christianisme qui vaut aux bicoques d’être garnies de panneaux solaires...
- Nagtali (3191m) est le lieu dit situer au début de la crête de Kalotupa séparant Tatopani de Thuman. C’était autrefois un lieu de rassemblement de moines bouddhistes et autres lamas. Ils venaient ici pour méditer. Aujourd’hui, on y trouve une Gompa, habitée par un vieux lama qui joue de la guitare tamang. Deux lodges, gérés par une famille du village de Thuman, situé quelques mètres plus bas. Si vous voulez y loger, arrivez tôt, sinon les proprio redescendent au village. Il est toujours possible de s’arranger avec le Lama pour dormir dans la Gompa, ou planter sa tente.
- Jaisuli Kunda (4434m) est le nom d’un lac, situé à l’extrémité Nord de la crête séparant Gatlang de Somdan. Celui-ci est cependant totalement à sec lors de la saison d’hiver. Le lieu constitue un petit cirque glaciaire dominé par un sommet rocheux culminant à plus de 5000 mètres. De la moraine on a une vue panoramique sur les plaines du Sud. On y accède soit par la crête provenant de Somdang Pass, soit via Somdang et un sentier difficile qui part du premier alpage après les bois en suivant la route qui mène à la mine (parfois difficile à trouver, prenez un guide).
- La haute vallée de Sanjeng (de 3500 à 7000m) enclavé par les murailles du Ganesh V (6945m) et du Paldor (5903m), la vallée de la Sanjeng Khola est un lieu désert et magnifique. L’accès est difficile pour le néophyte de la marche. Celui-ci se fait au départ de Tatopani, en partant vers le nord. Rester rive gauche du torrent, puis à la sortie de la forêt, le sentier traverse, longe rive gauche pendant quelques centaines de mêtres dans des pierriers glissants, puis retraverse : ne ratez pas cette retraversée, car le chemin sur la mauvaise rive est dangereux ! On fini par découvrir la face nord du Paldor (un Immense pic pointu, un peu comme le Cervin, en constitue le premier rempart), et là, on passe un pont scabreux au dessus d’une gorge étroite pour accéder à la vallée de Sanjeng. N’allez pas vous perdre au Tibet ! Il y a pas mal de Karka sans toit tout au long de la vallée jusqu’à la moraine dans le fond…
- La vallée est un bon repaire pour les randonneurs expérimentés et les alpinistes : Accès à la face Nord du Paldor, au Ganesh V… ou encore le Kalo pokhari, lac de moraine et son glacier qui le surplombe, qui permetrait l’accès au Kalo Seto Lakes (itinéraire de haute montagne, PD+ ?)… prenez une carte, et encadrez vous de forts népalais qui connaissent le coin (les gens de Tatopani montent la haut chaque été avec leurs yaks).
District de Dhading
- Kalo Seto Pokhari (4600m) Perchés au pied des Ganesh, les deux lacs de Kalo et Seto promettent un itinéraire incroyable. Ils se trouvent sur la grande crête qui descend des Ganesh en face (vers le Nord) de Sertun. Partir avec des locaux, bien s’acclimater. Les locaux, qui y montent pour amener leur bêtes à la mousson, passent visiblement par le flanc ouest de la crête, l’autre versant semblant réellement dangereux (il y aurait tout de même un chemin). Il y aurait des Karka en haut. Depuis ces lacs, on devrait pouvoir passer dans la vallée de Sanjeng en trouvant l’accès sud au col du Dilpu à plus de 5000 m. Celui-ci mène au glacier situé au dessus du Kalo Pokhari (itinéraire de haute montagne, PD, crampons piolets).
- Pansan Pass (3829m), ce col est le passage obligé entre Tiplin et Somdang. Il y fait généralement très venteux. On peut y saisir un panorama qui embrasse en même temps le Langtang, le Shishapangma, le Manaslu et l’Annapurna. Il y a plusieurs karka dans les environs dont une grosse au col. L’étape Tipling Somdan (ou l’inverse) est longue, il vaut mieux partir tôt. Attention à l’altitude en venant de Tipling : de Somdan, à 3400 m on doit obligatoirement remonter à 3800 avant de pouvoir redescendre en dessous de 3000…Le col permet l’accès à la crête de Singla laquelle constitue le premier ressaut montagneux après le massif lui même. On peut la parcourir en s’offrant de magnifique panoramas…Attention, on est sur une crête ce qui veut dire que l’eau est rare !
- Somdan pass (3736m), ce col sépare La vallée de Gatlang de la vallée de Somdang (de la Mailun Khola). En réalité il y a deux cols : celui de la route, et un autre, qu’on ne peut passer qu’à pied, qui constitue un raccourci intéressant. Depuis Gatlang : couper directement vers le Nord ouest à partir de Yuri Karka. Depuis Somdang : couper vers la gauche quand l’occasion se présente. On fini par trouver un sentier à travers les rhododendrons lequel mène à un col ou se trouve une petite karka.
- Hautes vallées du Paldor (5985m), en dessous du sommet du Paldor, on trouve un enchevêtrement de vallées correspondant à des alpages. Celle-ci se trouve à environ 4000 mètres d’altitude. L’idéal pour la randonnée « facile » en altitude ! Il y a une mine sur le chemin du camp de base du Paldor. Ce qui en est extrait est officiellement du zinc, mais certains s’accordent à dire que l’on y trouverait des rubis...
- Somdan (3256m), un petit hameau étrange, créé par les gens de Tiplin pour pouvoir vendre de la nourriture aux travailleurs de la mine. Il y a tout de même un petit lodge népalais et un espace de camping. Généralement, pendant l’hiver, il n’y a pas grand monde et on peu trouver l’endroit fermé. Somdan constitue un bon camp de base pour des randonnées dans les alpages du Paldor et/ou vers Jaisuli Kunda
- Lappa (2500), un très joli village Tamang, et un village bouddhiste dans cette zone chrétienne. Le chemin qui y mène depuis Boran est très joli, avec des vues plongeantes sur une vallée inexplorée, des corniches grandioses et des rivières tentantes à souhait. Les gens, très surpris de notre passage, nous y ont reservé un accueil chaleureux. Il existe un passage qui permet de rejoindre la vallée de la Buddhi Gandaki depuis le village, par le Mongi La, compter deux jours d’autonomie.
- Tiplin (1500m), doit son charme à sa situation, face aux géants du Ganesh Himal. Le village est très étendu et peu se séparer en deux grandes parties : le bas du village est caractérisé par de belles maisons aux fenêtres peintes en bleu et aux toits de tôle, et le haut, (nomé Lawadin sur les cartes), est pour sa part constitué de nombreuses maisons éparpillées. Il faut supporter la présence des communautés chrétiennes, très actives (7 églises).
- Sertun (1917m), est un havre de paix bouddhiste au milieu d’un ras de marée chrétien. Dormir chez la femme du vétéran de l’armée ou à l’école. Pas mal de gens y possèdent des lapins angoras, pour fournir la fabrique de laine… à visiter !
- Perso (700m) L’un de ces nombreux petits hameaux tels qu’on les trouve dans la vallée de l’Ankhu Khola. Tirés tout en longueur, leur fonction est de ravitailler les convois remontant la vallée, voire de les héberger. De nombreux passals et autres auberges.Vous y trouverez donc du ravitaillement bon marché. Ceux qui viennent de Gatlang auront à coeur de remarquer les nombreuses différences culturelles (chapeaux, bijous, conception des kukris) attestant de la diversité du pays. Les décors tropicaux sont assez surprenants quand on rentre de la campagne (bananes et araignées grosses comme ca).
- Kahare Bazar, premier maillon de la chaine de commerce de l’Ankhu Khola, c’est d’ici que démarrent les porteurs effectuant les livraisons dans la vallée. Petite ville industrieuse et debout à l’aurore. Des petit hôtels miteux qui n’ont plus rien de traditionnels, et les klaxons des bus à huit heures du mat’. On peut y accéder en bus depuis Dadin, mais la route en terre est dans un tel état (très glissante, et surplombant des ravins fantastiques brr...) que l’aventure nous semble précaire. Mieux vaut sans doute trouver une jeep ou un vélo, l’important est que ce ne soit pas un bus. Une fois passé le premier col (depuis Kahare, après deux heures de route), la situation s’améliore, et on croise très vite des bulldozers, des tracteurs et autres. Depuis Dading, la route est tarmaquée jusqu’à Katmandou. Le fond de la vallée, où coule la rivière est plate autour de Kahare (et sur 15 à 20 km avant ca ) et offre d’étranges décors évoquant plus la plaine gangétique que l’Himalaya.
Guide de Trek au Népal Chapitre 1 : Généralités
Guide de Trek au Népal Chapitre 2 : Charte écotouristique
Guide de Trek au Népal Chapitre 3 : le Ganesh Himal
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